« La présente crise présente une série de questions pour les démocraties occidentales, médias compris. Des questions regardant les critères objectifs utilisés pour déterminer les intérêts, les interventions et les actions de politique extérieure. Si nous voulons vraiment que des tragédies ne se produisent « plus jamais » (comme l’affirmaient les gouvernements après la seconde guerre mondiale), alors les événements de Mosul et du nord de l’Irak nous démontrent que nos systèmes ne sont pas assez robustes et objectifs pour empêcher les crimes contre l’humanité ou les génocides. Nous devons nous demander pourquoi certaines vies valent plus que d’autres. Une politique extérieure adéquate pourrait trouver, devrait pouvoir trouver son fondement en se basant sur des valeurs de la démocratie représentative. »[1]Il est intéressant de noter que monsieur Campbell mentionne le manque d’objectivité comme étant une des causes du manque de couverture médiatique. Y aurait-il eu donc un silence volontaire ? Certaines personnes du milieu médiatique auraient-elles véritablement avantage à ne pas parler du massacre des chrétiens et des minorités d’Irak? Comment une telle chose serait-elle possible? Mon hypothèse se positionne à deux niveaux. D’abord dans la substitution des valeurs démocratiques (Droits de l’homme, liberté de conscience et d’expressions, etc.) par une réduction idéologique de celles-ci les empêchant d’être des vecteurs d’unité. En récupérant les droits de l’homme au profit de politiques partisanes, pour lesquelles les « nouveaux droits de l’homme » sont un bon exemple, on a peu à peu vidé les droits de l’homme de leur substance jusqu’à ne plus reconnaître une véritable violation de ces derniers. L’exemple de Mosul étant paradigmatique. Une deuxième cause de ce que monsieur Campbell affirme être « un silence des organismes d’information de mass alors qu’on
Il faut néanmoins ajouter que, outre le fanatisme religieux qui, en certains milieux, empêche l’exercice du droit à la liberté religieuse, la promotion programmée de l’indifférence religieuse ou de l’athéisme pratiqué de la part de nombreux pays s’oppose elle aussi aux exigences du développement des peuples, en leur soustrayant l’accès aux ressources spirituelles et humaines. #29Ce constat manifeste deux choses, d’abord l’inadaptation et la désuétude du modèle séculariste qui revient aujourd’hui à se mettre des œillères nous empêchant ainsi de comprendre et regarder la réalité en face. En ne voulant pas présenter en victime (ce qui est la réalité) ceux qu’elle considère comme ses ennemis, l’idéologie séculariste se voile la face et par conséquent celle des autres en rapportant certains massacres et pas d’autres. Ainsi, puisque ces informations précieuses pourraient éventuellement sauver des vies, elle nuit à l’urgent travail humanitaire. Deuxièmement, elle manifeste l’ampleur, si je puis dire, du « coût de renonciation » dont la promotion des « nouveaux droits de l’homme »[3] est la cause en relativisant les véritables droits de l’homme. Cette situation montre, selon moi, que nous devons nous départir des idéologies partisanes et revenir à une définition des droits de l’homme plus fondamentale et, ainsi, nous pourrons retrouver l’objectivité nécessaire pour agir rapidement lorsqu’une véritable violation des droits de l’homme se produit. C'est pourquoi, il est nécessaire que les chrétiens, spécialement les laïcs, s’investissent dans la promotion de la liberté religieuse. En effet, comme l’affirmait le Concile Vatican II :
« le pouvoir civil doit veiller à ce que l’égalité juridique des citoyens, qui relève elle-même du bien commun de la société, ne soit jamais lésée, de manière ouverte ou occulte, pour des motifs religieux, et qu’entre eux aucune discrimination ne soit faite. Il s’ensuit qu’il n’est pas permis au pouvoir public, par force, intimidation ou autres moyens, d’imposer aux citoyens la profession ou le rejet de quelque religion que ce soit, ou d’empêcher quelqu’un de s’agréger à une communauté religieuse ou de la quitter. A fortiori, est-ce agir contre la volonté de Dieu et les droits sacrés de la personne et de la famille des peuples que d’employer la force, sous quelque forme que ce soit, pour détruire la religion ou lui faire obstacle, soit dans tout le genre humain, soit en quelque région, soit dans un groupe donné. »[4]Prions pour que tous aient le droit de vivre en sécurité sans égard à quoi que ce soit d’autre que le fait d’appartenir à l’humanité. [3] Abelardo Lobato Casado o.p., Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, Conseil Pontifical pour la famille, Ed. Pierre TÉQUI, p.805.
Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis parle du récent rapport de l'Aide à l'Église en Détresse intitulé "Entendez ses pleurs: L'enlèvement, la conversion forcée et la victimisation sexuelle des femmes et filles chrétiennes" avec la directrice d'AED-Canada, Marie-Claude Lalonde. Sont notamment abordés les thèmes de la persécution des chrétiens dans le monde, le Mercredi Rouge, la mission de l'Aide à l'Église en détresse et des différents moyens pour s'impliquer pour le respect de la dignité et droits des femmes et filles en 2021. Tout cela et bien plus sur Parrêsia, votre balado qui prend le temps de penser.
Cette semaine à Parrêsia, Francis Denis s'entretient de la théologie du corps de saint Jean-Paul II avec l'auteur du livre "Tu es don: la théologie du corps pour les jeunes" Alex Deschênes. Sont notamment abordés les thèmes de jeunesse, de la théologie, de la sexualité, de la dignité humaine, de la spiritualité ainsi que de la nécessité de la Grâce dans l'agir chrétien. Tout cela et bien plus sur Parrêsia, votre balado qui prend le temps de penser.
Lundi dernier 9 août 2021, était retrouvé mort le père Olivier Maire s.m.m. dans son couvent de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Ce prêtre régulier de l’Ordre des missionnaires Montfortains a été assassiné par un homme reconnu comme fortement perturbé et dont les antécédents (il s’était avoué responsable de l’incendie criminel de la cathédrale de Nantes) lassaient présager le pire. Sans entrer dans le débat sur les éventuelles fautes ou erreurs de jugement des autorités impliquées, il est opportun de réfléchir sur la figure et les motivations du père Olivier Maire s.m.m. qui en font désormais un exemple pour nous tous.
Hier soir, mercredi 7 juillet 2021, le Canadien de Montréal perdait la finale de la coupe Stanley contre le Lightning de Tampa Bay. Alors que, pour les vainqueurs, cet événement était l’occasion de réjouissances et de célébrations, on comprend que les perdants et leurs partisans ont ressenti les émotions inverses. Comment faire en sorte que, pour les uns et les autres, cet engouement demeure à l’intérieur du cadre de cet « esprit sportif » qui rend l’expérience agréable ? Quelles sont les conditions qui font du sport une activité au service du développement humain ? L’actualité de cette semaine nous invite à nous pencher sur la question.
Ce mardi 29 juin, l’Église universelle fête la solennité des saints apôtres Pierre et Paul. La liturgie du jour revêt un caractère spécial à Rome puisqu’elle est non seulement présidée par le Pape (successeur de Pierre) mais également parce qu’elle est célébrée situé au-dessus du tombeau même du chef des apôtres. Outre cette commémoration et l’action de grâce pour la vie de ces deux témoins de la foi apostolique, cette journée est une invitation à réfléchir et nous inspirer des enseignements qu’ils nous ont tous deux laissés.